Mila, étudiante en master à l'IPAG - Institut de préparation à l'administration générale de l'Université de Rennes et ambassadrice Profil Public.

« J’ai été frappée par la richesse et l’aspect très stimulant des missions dans la fonction publique. »

Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de Mila, étudiante en master à l’IPAG – Institut de préparation à l’administration générale de l’Université de Rennes et ambassadrice Profil Public. Passionnée par la donnée publique, le numérique et la revitalisation des territoires, elle témoigne de sa découverte progressive des métiers du secteur public à travers ses stages et ses concours. Son ambition ? Inspirer d’autres étudiants à explorer cette richesse, souvent méconnue, de la fonction publique.

 

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Son parcours & ses engagements 

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Les grandes lignes de ton parcours ? 

Après un bac général avec les spécialités SES, HGGSP et arts plastiques, je me suis orientée vers des études de sciences politiques, sans avoir forcément la fonction publique en tête au départ. J’ai commencé par deux années de licence à l’université Paris Nanterre. Cette formation, très riche sur le plan théorique, m’a surtout permis de développer un réel intérêt pour l’action publique.

En deuxième année, un cours consacré à l’action publique, notamment à travers les politiques de santé et le milieu carcéral, a été assez décisif pour moi. Il m’a permis de découvrir concrètement ce qu’était l’administration. C’était un univers que je connaissais très peu, mais qui m’a rapidement intéressée, en particulier par la diversité des métiers et des domaines d’intervention. J’ai donc choisi de me réorienter vers l’Institut de préparation à l’administration générale (IPAG) de Rennes pour ma troisième année de licence. Cette année, très tournée vers la préparation aux concours administratifs, m’a confortée dans cette voie : j’ai rapidement eu le sentiment d’avoir trouvé l’environnement qui me correspondait vraiment.

J’ai ensuite poursuivi avec un master 1 Politiques publiques, parcours Administration publique, avant d’intégrer le master 2 Administration publique de Sciences Po Rennes, un cursus commun aux étudiants de l’IPAG et de l’IEP. Cela m’a permis de découvrir différents niveaux de l’action publique et d’explorer de nouvelles thématiques, notamment autour de la donnée publique, du numérique et des politiques d’inclusion.

Les expériences marquantes ?

J’ai effectué trois stages, qui m’ont chacun permis de découvrir une facette différente de l’action publique. Mon premier stage s’est déroulé au SGAR de Nantes, au sein du service « Territoires et données », chargé notamment des politiques de revitalisation territoriale et de la stratégie data de l’État à l’échelle régionale. J’y ai découvert concrètement les politiques d’aménagement et de revitalisation du territoire, ainsi que la manière dont les outils de la donnée peuvent contribuer à leur pilotage.

J’ai ensuite effectué un stage à la Direction de la coordination interministérielle et de l’appui territorial à la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Je travaillais sur la mise en œuvre de la feuille de route départementale du programme « France Numérique Ensemble », consacré à l’inclusion numérique. Ce travail était très transversal et en lien direct avec les acteurs de terrain, notamment les médiateurs numériques intervenant en quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Mon troisième stage s’est déroulé à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Rennes, au sein du service des licences du spectacle vivant. Ma mission consistait à rassembler et analyser les données relatives aux financements des équipes artistiques et des bureaux de production titulaires d’une licence, afin d’en dresser un état des lieux et d’en proposer une cartographie. J’ai ainsi réalisé un rapport visant à mieux comprendre la répartition des financements entre l’État et les collectivités, et à identifier les priorités dans un contexte de rationalisation budgétaire.

Ces différentes expériences m’ont permis d’identifier plus clairement mes centres d’intérêt. Les sujets liés à la donnée, au numérique et aux politiques d’inclusion m’attirent particulièrement. 

Ton projet professionnel ? 

Je me projette dans un métier lié au pilotage des politiques publiques, à l’interface entre l’État et les collectivités territoriales, avec une forte dimension numérique et data. Concrètement, j’aimerais travailler en préfecture, à l’échelle départementale ou régionale, dans des services transversaux qui coordonnent différents acteurs et administrations autour de projets communs. Dans cette perspective, je prépare plusieurs concours. Le concours des Instituts régionaux d’administration (IRA) m’attire particulièrement pour son caractère très interministériel et la diversité des postes auxquels il donne accès. Je prépare également les concours de la  de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), notamment en raison des fonctions de conseil auprès des élus locaux en matière de gestion publique. Au départ, je connaissais assez peu les missions de la DGFIP. En me renseignant davantage, j’ai découvert la grande diversité des métiers qu’elle propose ainsi que les nombreuses perspectives d’évolution. J’ai réalisé qu’il s’agissait d’un environnement professionnel très stimulant, avec de réelles possibilités de mobilité, à la fois géographique et fonctionnelle.

Les causes qui te tiennent à cœur ? 

L’écologie est une cause qui me tient particulièrement à cœur, car elle traverse aujourd’hui l’ensemble de nos vies et de nos métiers. Les décisions prises aujourd’hui vont déterminer des évolutions auxquelles nous devrons nécessairement nous adapter. Pour moi, c’est donc un enjeu profondément transversal, qui influence l’action publique dans de nombreux domaines, quel que soit le poste que l’on occupe.

La question des droits des femmes et de leur place dans la société est également très importante à mes yeux. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles l’accès aux concours et aux carrières publiques compte beaucoup pour moi. La fonction publique reste un levier essentiel pour promouvoir l’égalité, à condition que les femmes soient nombreuses à y entrer et à y évoluer, y compris dans les postes à plus fortes responsabilités.

Pourquoi avoir rejoint notre Programme “Ambassadeurs Publics” ? 

J’ai découvert le programme sur LinkedIn. Ce qui m’a tout de suite plu, c’est l’idée d’une promotion de jeunes aux parcours très variés, tous engagés dans la fonction publique. Dans mon entourage, je suis souvent la seule à bien connaître ce secteur, et je me rends compte qu’il existe encore beaucoup d’idées reçues sur les métiers publics. Lorsque j’ai moi-même découvert la fonction publique, j’ai été frappée par la diversité et l’intérêt des postes. C’est un univers stimulant, qui a du sens, et dans lequel des profils très différents peuvent trouver leur place. À mon échelle, j’ai donc envie de contribuer à mieux faire connaître ces métiers, en particulier auprès des jeunes. J’ai déjà vu certains de mes amis changer de regard au fil de nos discussions : ils ont réalisé que ces carrières pouvaient aussi les intéresser. Le programme Ambassadeurs représente pour moi une belle opportunité de continuer à valoriser cette diversité de métiers et de parcours.

Ton mantra ?

J’essaie de ne pas vivre dans une logique de survie. C’est pour cela que j’ai à cœur de choisir ce que je fais en fonction de ce qui me fait me sentir vivante, que ce soit dans mes études, mes stages ou mes futurs postes.

Un livre ou un podcast que tu recommandes ?

Récemment, j’ai lu Les grandes oubliées de Titiou Lecoq, un livre consacré aux femmes effacées de l’histoire. J’ai d’abord eu du mal avec le style d’écriture, puis je me suis vraiment laissé embarquer : c’est un ouvrage très instructif, et le récit de ces femmes est particulièrement inspirant.

Côté audio, j’écoute beaucoup France Inter en podcast : c’est un peu mon rituel, dans le bus ou en me préparant. Autrement, j’écoute aussi L’Heure du Monde. Ces contenus m’aident à garder un lien constant avec l’actualité, les grands débats de société et les politiques publiques.

Ta vision des concours ?  

Pour moi, un concours, c’est un tiers de travail, un tiers de repos et un tiers de chance. En licence 3, j’ai passé le concours des Instituts régionaux d’administration (IRA) : j’ai franchi l’étape de l’admissibilité, mais je n’ai pas été admise. Cette expérience m’a appris qu’il fallait du recul, de la méthode et, surtout, de la persévérance.

Dans un concours, il y a toujours une part d’aléa : le jour J, le stress, le sujet sur lequel on tombe. Il ne faut donc pas vivre un échec comme une fatalité ou comme la preuve que l’on n’y arrivera jamais. La plupart des concours sont gratuits et peuvent être tentés plusieurs fois. Chaque tentative permet de progresser et prépare souvent la suivante. Sur le moment, c’est forcément difficile, mais cela fait aussi partie du parcours, surtout dans des études exigeantes.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaitent se lancer ?  

Si vous avez l’opportunité de passer un concours, il ne faut pas hésiter à le faire. Même si le résultat n’est pas celui espéré, cela reste toujours une expérience précieuse. Et surtout, il ne faut pas oublier qu’il existe une grande diversité de métiers dans le secteur public, bien au-delà des idées reçues : plus on les découvre tôt, plus il est facile de construire un projet professionnel qui a du sens.

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