Enrichir son parcours en réalisant une mobilité public/privé

« La mobilité public-privé permet de rendre votre profil plus attractif. »

Tout savoir sur la mobilité public-privé

 

Aujourd’hui nous allons à la rencontre de Sarah Francisco, cheffe de bureau de communication de la Direction Générale des Douanes et Droit Indirects (DGDDI). Elle nous partage son expérience de la mobilité entre le secteur public et privé.

Qu’est-ce que la mobilité entre le secteur public et privé ? 

Tout agent de la fonction publique a la possibilité de faire une demande de disponibilité. Ce qui lui permet de cesser, temporairement, de travailler dans le secteur public. Dans ce cadre, l’agent peut réaliser une mobilité entre le secteur public et le secteur privé. Il peut ainsi travailler dans le secteur privé, pour une durée maximale de 5 ans, sans pour autant perdre son statut de fonctionnaire.

Le plus important est la motivation et la cohérence du projet professionnel.

Concernant les modalités, il est nécessaire d’envoyer un courrier à la Direction de son organisation explicitant le motif de la mise en disponibilité. Il faut y joindre tous les éléments justificatifs permettant à l’employeur d’examiner la demande. Le plus important est la motivation et la cohérence du projet professionnel. En revanche, c’est dommage, peu de fonctionnaires choisissent de faire une mobilité dans leur vie professionnelle. C’est un dispositif qui mérite davantage de visibilité.

Pourquoi avoir réalisé une mobilité ?

Après avoir travaillé dix ans au sein de collectivités locales, je cherchais un nouveau challenge. L’opportunité s’est présentée d’elle-même. Au sein de la Commune d’Orly, je déployais un projet de restauration à destination des agents en partenariat avec la startup Foodles. Suite à notre collaboration, Foodles m’a proposé un poste de commerciale en vue de la création du pôle interne dédié au service public.

Pour la première fois, mon expérience dans le secteur public était vue comme un atout pour le secteur privé.

Ma connaissance des enjeux et des contraintes budgétaires des organisations publiques me rendait légitime aux yeux des clients. Pour la première fois, mon expérience dans le secteur public était vue comme un atout pour le secteur privé.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris au cours de votre mobilité ?

L’équipe était très jeune, les méthodes et outils de travail très différents. Mais ce qui m’a le plus surpris est l’accueil positif que m’ont réservé mes futurs interlocuteurs publics.

J’avais peur que travailler dans le secteur privé soit mal vu et que l’on me reproche de renier mes engagements.

J’avais peur que travailler dans le secteur privé soit mal vu et que l’on me reproche de renier mes engagements. Cela n’a pas été le cas. Au contraire, on a apprécié ma capacité à sortir de ma zone de confort. La mobilité public-privé permet à ce titre de faire évoluer les mentalités et casse l’image du fonctionnaire plan-plan et peu polyvalent.

Comment avez-vous vécu la transition du public au privé ?

Les premiers mois étaient denses et compliqués. J’ai dû intégrer une approche beaucoup plus commerciale et acquérir un certain nombre de connaissances sur les enjeux du commerce et du secteur de la restauration.

J’ai pu cependant compter sur certains acquis : j’ai une bonne connaissance des marchés publics et de la communication. Ce qui aide nécessairement en tant que commerciale. Mon profil m’a permis de me démarquer de mes collègues en étant davantage dans une posture d’accompagnement et d’échange.

Qu’avez-vous appris dans le privé ? 

En plus de l’apprentissage d’un nouveau métier, cette expérience m’a permis de rentrer en contact avec de nombreuses administrations et d’élargir mon champ de connaissance du secteur public. Aujourd’hui, je travaille davantage en mode projet et suis plus à l’écoute des nouvelles méthodes de management.

Aujourd’hui, je travaille davantage en mode projet et suis plus à l’écoute des nouvelles méthodes de management. 

Travailler dans le privé m’a permis de me recentrer et d’être au clair sur mes priorités professionnelles. J’ai croisé beaucoup d’agents ayant travaillé toute leur vie dans la même administration et qui manquent d’une vision plus large. Passer du secteur public au secteur privé offre des éléments de comparaison enrichissants.

Pourquoi être retournée dans le public ?

Les deux années passées chez Foodles m’ont permis de réaliser deux choses essentielles. En premier lieu, cela a conforté le fait que la communication est mon domaine de prédilection. Je me suis également rendue compte qu’œuvrer pour l’intérêt général est ce qui donne du sens dans mon travail. De plus, la dynamique collective de gestion d’équipe de mes précédents postes me manquait. Étonnamment, je suis retournée dans le public en ayant une vision beaucoup plus large de son écosystème.

Pourquoi avoir rejoint la  Direction Générale des Douanes et Droit Indirects ?

Je continue d’élargir mon champ de connaissances en changeant cette fois-ci de fonction publique (fonction publique d’Etat). La diversité des métiers de cette administration ainsi que son organisation en réseau sur le territoire national ont suscité ma curiosité.

Pour la première fois, j’ai vécu un entretien d’embauche qui était un réel échange et non un simple temps de questions-réponses. 

J’ai définitivement été convaincue par le poste de cheffe de bureau de communication au cours du processus de recrutement. La personne chargée du recrutement a fait preuve de beaucoup de bienveillance et d’accompagnement : elle m’a briefée sur l’institution, son histoire, ses enjeux, le déroulé et les attendus de l’entretien. Enfin, pour la première fois, j’ai vécu un entretien d’embauche qui était un réel échange et non un simple temps de questions-réponses.

 Quels sont vos conseils pour un candidat à la mobilité ?

Osez ! Il n’y a que du positif et postuler ne vous engage à rien. Ciblez bien vos candidatures et privilégiez la qualité à la quantité. Lorsque l’on est en recherche d’emploi, on peut vite perdre espoir. Les candidats reçoivent peu de réponses et elles sont de moins en moins personnalisées.

Les candidats reçoivent peu de réponses et elles sont de moins en moins personnalisées.

C’est pourquoi il est très important de développer son réseau et d’échanger avec des pairs. Suivez des formations et des webinaires. Enfin, faites-vous accompagner. Les avis extérieurs permettent de prendre du recul.

Une phrase qui a marqué votre vie professionnelle ?

“S’ils ont retenu votre candidature, c’est parce que vous avez le profil et les compétences pour ce poste. N’en doutez pas.”

L’article vous a plu ?

Pour en savoir plus sur la Direction Générale des Douanes et Droit Indirects, visitez le site internet et la page Linkedin dédiés.

Découvrez également les témoignages de:

👉 Ségolène Pujos, Directrice de projets RH, sur la mobilité public-privé

👉 Yannick Lechevallier, sur la mobilité internationale 

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